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Elections 2010 >
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Le processus électoral suit son petit bonhomme de chemin vers la date fatidique du 27 juin. La campagne bat son plein, dans la joie et l'allégresse.
A. Bakr - 2010-06-09 18:11:29 |
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On parle de deux poids, deux mesures. M. Niamey Diabaté, vice président et chargé de l'animation politique du parti GPT (Guinée Pour Tous) du candidat Ibrahima Kassory Fofana nous en parle : "Nous avons relevé des positions partisanes qui se sont produites de façon répétée contre notre parti, au niveau de l'un des ministères les plus importants de cette transition. Celui de la communication. Nous avons été victimes d'une iniquité de traitement de la part du ministre de l'Information"
M. Diabaté accuse le ministre de la communication de refuser le passage de M. Kassory à "Face au Public". Pour les responsable du parti la RTG, a écrasé le meeting de Forécariah et a fait la propagande de certains partis politiques, prétendument "grands partis".
Conclusion : entre le candidat du GPT et le ministre de la Communication, rien ne va plus.
Des proches du ministre Aboubacar Sylla ne sont pas d'accord. Ils pensent que le ministre n'a rien à voir dans cette affaire. "Il a d'autres occupations qui ne soient pas de se braquer contre un leader. Il n'est même pas impliqué dans la gestion de l'émission "Face au public".
Et puis, pour les temps d'antenne, c'est le Cnc qui gère, pas le ministre " explique un cadre du département. Des techniciens de la Rtg présents sur le plateau de Koloma lorsque M. Kassory fofana est allé enregistrer l'émission "Face au public", dénoncent la violence qu'ils auraient subie de la part des militants du GPT.
"Ils nous ont insulté et ont même failli casser les caméras et les installations, alors que personne ne leur a dit que leur leader ne sera pas enregistré. Ils ont été violents et grossiers" accuse un technicien caméra.
L'émission de M. Kassory Fofana a été diffusée le 30 mai, le lendemain. M. Alpha Kabinet
Doumbouya, le Directeur général de la Radiodiffusion télévision guinéenne, a été suspendu. D'aucuns ont vite lié cette suspension à la diffusion de l'émission incriminée. M. Doumbouya n'aurait pas eu l'ordre de diffuser.
Des personnes qui se disent dans les secrets de la Primature soutiennent que le candidat M. Kassory a directement appelé le Premier ministre pour lui demander aide pour que l'émission passe. C'est ce que le premier aurait fait. Donc, Alpha Kabinet a décidé de diffuser en se fondant sur le fait qu'il tient l'ordre du Premier ministre.
Pendant ce temps, les équipes multimédia de reportage commis par l'Etat à la couverture des campagnes électorales des candidats se faisaient entendre. Elles auraient boycotté la couverture médiatique, en prétextant que le montant qu'on leur propose est dérisoire. On leur aurait soufflé que la prime de couverture de la campagne est de 500.000 fg par jour multiplié par 30 jours de campagne. Un bon paquet. Mais en lieu et place, on leur annonce 200.000 fg, en deux tranches. 100.000 fois 30 jours, soit 3 millions pour la première tranche et les trois millions représentant la deuxième tranche après la campagne. Les reporters ont dit "Niet" à la proposition du ministre Aboubacar Sylla. Et puis le syndicat de la Rtg a saisi le Premier ministre pour lui expliquer le malaise. Au moment où nous allions sous presse, le PM Jean Marie Doré cherchait une solution au problème. Une voix autorisée de la Primature nous a dit que le Premier
ministre est déterminé à trouver solution. "Il est conscient du rôle des médias dans cette campagne. Il est sensible à cela et trouvera solution pour permettre aux journalistes de rejoindre dans les plus brefs délais les leaders en campagne"
Un membre du département de la Communication, interpellé sur la question est formel. "Cette histoire de 300 mille fg est une pure invention. Il était question de 150.000fg par jour. Nous avons dit que c'est peu. On a obtenu les 200.000fg. Le ministre s'est démené pour obtenir le montant total. Mais au ministère des Finances, ils ont dit qu'ils ne peuvent donner que la moitié. Voilà le problème".
Les reporters des médias du servi public peuvent tout de même se frotter les mains. Pour la presse privée, ils ont été privés de la manne financière. Les associations de presse privée, à travers une déclaration se plaignent de marginalisation. Le ministre de la Communication a promis d'y remédier, mais on attend toujours.
Le dernier malaise de la campagne vient de l'association des imprimeurs de Guinée. Ils se sentent aussi marginalisés dans l'attribution des contrats d'impression des documents électoraux. On ne sait pas trop s'ils ont été compris.
Enfin ceux qui n'ont pas aimé la manière dont l'enrôlement les a privés de vote du 27 juin 2010, ne cessent pas de grogner.
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